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" Les ténèbres ne peuvent pas croître, seule la Lumière peut faiblir."

Dialogues avec l'Ange

 Gitta Mallasz

 

Extraits

 

A Edgar Allan Poe 

 

 

 

 Conte

Le Chat Persan

Charles de Nemours

Je me souviens d'une longue nuit d'hiver
en tous point semblable à celle d'hier
La lune était en son décroissant,
Décembre rugissait son froid glaçant;
je dormais alors rêvant à ma chère et douce Marine,
à chaque détail de son visage que l'infini décline,
quand soudain, j'entendis comme un bruissement
qui résonna dans ma vieille bâtisse en bois de chêne,
comme un grincement inattendu et qui s'enchaîne,
emportant dans la foulée mon sommeil mélancolique avec mon tressaillement
et le beau souvenir de ma Vénus Marine que je tissais passionnément.
Le silence réapparut alors bien plus vaste et imposant,
Chaque flocon de neige scintillait à ma fenêtre en se brisant;
puis tout à coup, se fit entendre de plus bel
en cette étrange et solitaire veille de Noel
l'infâme troublant bruissement, voleur de mon sommeil
qui m'arracha du sein de mon Amour vermeil :
Ma précieuse et flamboyante Marine.


Mon imagination sema dans mon esprit quelques terreurs
et dans mes veines grondait...
bouillait soudain une effroyable ardeur.
Mon coeur trop inquiet s'épuisait en battant plus encore
de ce qui allait m'arrivait sans rien savoir encor !.
Je me disais : "C'est quelque branche d'un arbre
que le vent frotte contre ma cabane;
c'est cela et rien de plus."

 

Mais une autre fois, le silence fut rompu

Le même bruit perça l'infini corrompu .
J'ouvris alors doucement, toute grande, ma fenêtre
une bête sauvage surgit aussi rapide qu'un spectre.
Sa tête massive et son corps au long pelage épars,

fendirent la nuit tel un éclair perçant de toute part

La créature avait les yeux d'un tigre,

Vifs, puissants, féroces, irisés de cuivre
C'était un chat Persan.
Un chat Persan au poil d'argent !


Sans même un rugissement,
sans même un miaulement,
le félin retomba sur ses pattes et s'en alla trouver mon lit,
De tout son long, y posa ses pénates et planta ses griffes aux plis.
L'étrange animal couché au milieu des coussins
avait tacheté de neige en de petits essaims
les draps encore tout infusés de ma chaleur
et m'attendait pourvu que je lui fasse honneur !


Par Dieu ! je n'arrivais toujours pas à croire

Comment une telle bête chez moi, eût pu échoir !
J'habitais pourtant bien à plus d'un mille des côtes,

Et sur mon île, pas une lumière, pas un seul hôte !


Son regard puissant, profond et hypnotique
m'emplissait de visions folles et fantastiques.

Au bord d'une pensée, il me sembla
revoir dans ce chat de l'Au-delà,
ma Marine perdue.


J'admirais sa longue robe argentée qui le rendait incandescent
et qui s'ébouriffait jusqu'aux poils de ses yeux d'un air presque indécent !
On aurait dit un de ces animaux de La Fontaine, sortant de quelque conte,
un personnage cher à Lewis Carroll et Andersen qui passerait pour un Comte.
"Si tu ne miaules pas, lui dis-je, c'est que tu as peut-être appris le langage

des humains."
Pas un son ne sortit de la bête.
J'insistais :
- " Est-ce toi, Bast° qui vient m'apporter quelques espoirs
  d'aimer sans fin encore et de toujours y croire ."
 Pas le moindre signe de sa tête.
"Oh, combien ma chère Marine t'aurait aimé... "
Je vis alors le chat Persan dresser ses deux oreilles
fixant mes yeux intensément d'une façon sans pareille !
"Marine...répétais-je, plein d'étonnement, oui, ma tendre Marine..."
Au doux nom de ma bien-aimée, ses yeux s'épanouissaient
et ses oreilles toutes délicates, soudain se redressaient.
je m'interrogeais :
"Comment pouvait-il connaître celle qui habitait mon cœur
et réagir ainsi toujours au son de sa clameur ?"
L'animal laissa ma main plonger dans sa molle et dense fourrure d'argent

chargée de mille et un secret qui entremêlaient  ses poils en les figeant.

L'ivresse et la lente gourmandise se mêlaient dans ses prunelles
où de petits saphirs tournoyaient et se cherchaient querelles.
Au milieu d'une infinie et langoureuse caresse,
que je prolongeais sur les côtes et l'échine  enchanteresse,
je crus un instant entendre comme un lointain murmure
comme un léger soupir au ronronnement qui perdure.
Ne résistant davantage :
"O douce Marine, si tu savais à quel point je t'aime,
si l'injuste destin vers moi, un jour te ramène
j'irai reconquérir le Paradis perdu de nos sages aïeux
dans l'irrésistible ciel obscur de l'empire de tes yeux.
je me relèverai du gouffre froid, livide et de l'abîme immonde
je ramasserai mes ailes noircies, froissées, gisantes près de ma tombe;
et je volerai en Eternel° sur les vagues des cieux jusque ton cœur
en un rayon de Raphael, vaporeux, irisé de splendeur.
Et sur la pulpe de tes lèvres, je déposerai la Grâce de mon Amour
afin que partout dans le monde s'éveille l'aube séraphique° d'un nouveau jour.


Quand j'eus à peine fini mon oraison,
le beau félin sans la moindre raison
quitta le linge immaculé de son récif,
la pupille dilatée et l'esprit comme pensif.
Il s'arrêta alors devant un vieux miroir antique
qui se tenait debout tel un fantôme allégorique,
debout dans un recoin isolé de ma petite chambre
où s'amoncelait discret, un tas d'invisibles cendres;

 

Le chat Persan d'un ailleurs, jadis apparu
observa son reflet un instant,
se retourna vers moi, hésitant
puis traversa la glace et d'un saut, disparu.

 

Tandis que j'approchais de cette mystérieuse antiquité

du secret passage où reposait discrète, l'éternité

Je me souvins alors de ce miroir gisant dans une brocante

Sa singulière nature frappa mon âme tant je la crus vivante

Son cadre qui vit naître des rois, des Empires, des Epoques...

 

 

 

°Bast était vraisemblablement le nom qu'employaient les Égyptiens pour appeler Bastet,

leur déesse bienfaisante. Fille de Rê, déesse de la musique et de la joie, Incarnation calme et douce de l’œil de Rê, elle est représentée sous l’apparence d’une chatte ou d’une femme à tête de chatte.

°En Eternel : à l'image de Dieu, comme l'Etre Suprême

°séraphique : angélique, céleste, divin, étheré, pur, harmonieux.

 
Charles de Nemours


Première version déposée. Décembre 2006

Copyright. Version définitive. Tous droits réservés.2009

 

 

 

 

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Les Loisirs de la poste

Récréations postales

d'après une idée originale  de Stéphane Mallarmé

 

 

Aux mystérieuses Éditions Amalthée

Où s'en va, discret mon spleen envouté

Trouvez cher Messager le SERVICE MAN

Avant que les fleurs du mal ne se fanent

Le royaume antique siège au 2 rue Crucy

Où la légende des siècles n'a pas de sursis

Notez 44005 Nantes cedex 1

Au bout du voyage, ces petits détails valent mieux qu'aucun.

 

 

 

 

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Faire part

 

 

 

Vous qui avez reçu cet éclat d'étoile,
Cette invitation personnelle où deux cœurs vous dévoilent
l'événement sacré qui à l'horizon déjà s'aurore;
Qui sur la Terre comme au Ciel sous peu s'en va éclore
Votre présence est vivement attendue
Et dans ces mots, un pouvoir confondu
vous annonce l'heureux privilège
de contempler un rayon de neige
dans les regards d'Agathe et Clément,
qui uniront leurs cœurs spécialement
en la Cathédrale de Lille Notre Dame de la Treille

où l'instant magique, enfin sera de toute merveille.

L'an deux mille neuf, au septième jour de mars à 11 heures
Chacun d'entre vous sera un invité d'honneur
Un bal costumé vous est proposé en soirée, 10  rue des Trois Couronnes
Osez les masques vénitiens, chapeaux et perruques, pourvu que l'on s'étonne.

 

 

 

 

Sarah et Jean
vous invitent au plus beau des sortilèges,
A l'union de leur Amour sous les milles feux de leur cortège
Soyez les précieux témoins de cet instant féerique
où les éclats de plaisir volent en de bouquets uniques,
où le charme soupire, frissonne, croît en enfle

jusque dans les cœurs en de vagues amples.
Le jeudi 10 aout 2007 dans la mairie de Nice à 15h30
L'espace et le temps figés dans le mouvement d'une émotion frémissante,
la cérémonie nuptiale gravera dans l'Eternel
les vœux sacrés qu'elle garde encore à l'ombre de ses ailes
La fête ainsi battra toujours son plein après les premières lueurs du soir,
Les rêves iront bon train tels de précieux encens libérés de leur fermoirs.


 

 

Nadège et Jean Luc
Vous invitent à un enchantement
où leurs cœurs ivres d'Amour et si pleins de ravissement
battront au rythme langoureux d'une symphonie à l'unisson
dans laquelle chaque note au sein des corps enverra un frisson
S'il vous plaît d'honorer les réjouissances
cette invitation est de circonstance
A leurs yeux, votre présence est chère
Venir sans cadeaux fera bien l'affaire,
Soyez donc le lundi 7 juin 2009 à 11h00
à l'écart de la ville, dans la petite chapelle en fleurs.

Surtout ne manquez pas  le dîner offert à la Tour d'Argent
C'est à Paris, sur la rive gauche et réservé depuis 1 an !
 

 

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Intention de Prière

 

 

"Je vous dis encore que, si deux d'entre vous s'accordent sur la terre pour demander une chose quelconque,
elle leur sera accordée par mon Père qui est dans les cieux. Car là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d'eux."
(Matthieu 18 : 19, 20)

Saint Jude de Bill NJ William GC

 

A tous ceux qui souffrent

O saint patron des causes désespérées 
Rallumez nos âmes, en cette nuit, égarées.
Dans cette humble prière, je n’en dirai pas long
Seulement que je m’en vais toujours à reculons.
 

O Saint Jude, fidèle serviteur et ami de Jésus


Je vous en prie et vous demande de tout mon cœur
D’exaucer et d’intercéder en ma faveur
Pour tous les êtres qui vous invoquent et vous supplient
Que tous leurs vœux soient entendus et accomplis.

Vous qui faites partie du Glorieux chœur des apôtres,
Je vous remets Saint Jude, ce cierge pour les autres.

Que par votre grâce le miracle advienne
Que cette intention se change en neuvaine.

Charles de Nemours
 

 

 

      

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